Virus Nipah, ce que nous savons de l’infection, comment elle se transmet, ce qu’elle provoque

Le dernier appel à l’attention sur les maladies virales vient d’Inde. Certains cas auraient été enregistrés, et évidemment on parle de risques pour le monde entier. Mais pour l’heure, le seuil d’inquiétude est limité, tant en raison du confinement local que de la mise en œuvre de stratégies de contrôle par les autorités indiennes. Il est cependant important de connaître la maladie. Voici de quoi il s’agit.

Caractéristiques du virus Nipah et mode de transmission

Comme le rapportent de nombreuses sources scientifiques et sanitaires, nous parlons d’une zoonose. Qu’est-ce que ça veut dire? Le terme indique que l’infection peut être transmise directement des animaux aux humains. Cependant, il faut dire que l’infection, connue seulement récemment, peut également se transmettre par des aliments contaminés ou par l’homme.

Fondamentalement, il s’agit d’un virus récemment connu. Rappelons que la souche, qui fait partie de la famille des Paramyxovirus, a été reconnue à la fin des années 1990 lors d’une épidémie liée à un contact entre des humains et des porcs en Malaisie et à Singapour. Dans ce cas, il faut le dire, il y a eu une série de cas sans qu’aucune transmission interhumaine n’ait été enregistrée, ce qui a été observé, bien que très limité, lors de microépidémies ultérieures en Inde et au Bangladesh.

On sait aujourd’hui que l’homme peut contracter le virus essentiellement à travers le réservoir animal de cette souche virale, à savoir les roussettes, très répandues en Asie du Sud. Cependant, il ne faut pas oublier que le contact direct avec les porcs ainsi qu’avec les chauves-souris et la consommation d’aliments contaminés par des fluides biologiques provenant de chauves-souris infectées peuvent créer des problèmes.

Comment l’infection par le virus Nipah se manifeste et comment elle est traitée

Fondamentalement, l’incubation de l’infection varie de 4 jours à deux semaines, mais on a observé des cas dans lesquels cette période a duré jusqu’à un mois et demi. Cependant, on ne sait pas dans quelle mesure ni quand une personne est potentiellement infectieuse, même si l’on soupçonne qu’il existe une possibilité de transmission du virus Nipah pendant l’incubation.

En termes de troubles, parfois l’infection peut être complètement asymptomatique, dans d’autres cas elle peut provoquer des troubles bénins, dans d’autres elle peut entraîner la mort par encéphalite. Il faut dire que la maladie est potentiellement très grave, avec un taux de mortalité élevé selon ce qui a été observé dans les épidémies déjà constatées.

De manière générale, au début, vous pouvez avoir un très fort mal de tête accompagné de fièvre, de douleurs musculaires, de vomissements et de maux de gorge. Il existe cependant des signes neurologiques qui sont inquiétants, sachant qu’on peut aller vers un état de coma en quelques heures, éprouver des vertiges et une somnolence inexplicable. L’infection peut également provoquer une pneumonie accompagnée de graves difficultés respiratoires.

Le diagnostic d’infection aiguë repose principalement sur la détection du virus dans des échantillons de sang et de liquide céphalo-rachidien pour détecter une atteinte neurologique. Côté traitement, en l’absence de médicaments ciblés, l’objectif est avant tout de gérer les symptômes et de contrôler les complications, notamment si elles touchent le système nerveux central et les voies respiratoires.