Nouvelle alerte virale : grippe D et coronavirus canin en hausse. Qu’est-ce que c’est, quelles maladies ils provoquent, comment les prévenir

Alors que la grippe K n’a pas encore quitté l’Italie ni les Occidentaux traditionnels, de nouvelles inquiétudes surgissent. Ils concernent d’autres virus qui pourraient devenir responsables de nouvelles épidémies : en particulier, l’inquiétude grandit concernant la grippe D et le coronavirus canin, tous deux d’origine animale.

La nouvelle alarme pour la grippe D et le coronavirus canin

Un article publié dans la revue scientifique Emerging Infectious Diseases, qui indique un risque possible pour la santé humaine dans deux agents pathogènes, a alerté sur de potentielles épidémies d’origine animale. Il s’agit plus précisément de la grippe D et du coronavirus canin, qui jusqu’à présent ont été peu surveillés et donc sous-estimés dans leurs conséquences possibles. Selon les experts qui ont réalisé une étude sur le risque d’épidémie, le danger vient du manque de connaissances sur les deux maladies et les virus qui les provoquent, notamment sur les éventuelles mutations qui pourraient les rendre plus transmissibles, dans différentes zones géographiques de la planète, rappelant l’expérience dramatique du Covid-19 qui n’a épargné aucune zone.

Qu’est-ce que la grippe D

Il s’agit d’une forme de grippe, donc provoquée par un virus, identifié pour la première fois en 2011. Elle est d’origine animale et a été découverte principalement chez les bovins et les porcs, bien qu’elle ait également été trouvée chez de nombreuses autres espèces animales, sauvages et domestiques. Selon les spécialistes du sujet, il serait responsable de syndromes respiratoires chez les bovins, qui ont entraîné au fil du temps une augmentation considérable des coûts de traitement et de gestion des épidémies par les éleveurs.

Le risque pour l’homme

Le doute est que le virus pourrait aussi être dangereux pour l’homme. C’est pour cette raison que plusieurs investigations sérologiques ont été menées sur des travailleurs en contact avec des troupeaux de bovins infectés : une très grande quantité d’anticorps est apparue, effet d’une exposition fréquente au virus. Cependant, jusqu’à présent, aucun cas humain inquiétant n’a été signalé, car chez la majorité des sujets testés positifs au virus, il n’y avait aucun symptôme. Ce qui inquiète cependant les experts, c’est la possibilité de mutations du virus, comme cela s’est produit dans d’autres cas similaires – y compris les coronavirus – qui pourraient provoquer un syndrome respiratoire également chez les humains qui entrent en contact avec lui.

Premiers signes de transmission interhumaine

En réalité, la crainte est plus que fondée, car en Chine il y a déjà eu des épisodes de transmission interhumaine, c’est-à-dire entre personne à personne, avec une souche isolée du virus. Cette nouvelle a poussé les autorités à être extrêmement prudentes, en renforçant la surveillance dans le but d’éviter que d’éventuelles infections ne se transforment rapidement en pandémie. Il n’y a donc pas d’alarme explicite et imminente pour le moment, mais nous sommes invités à effectuer des contrôles constants et réguliers, à réaliser des études approfondies et comparatives et à coopérer dans le domaine vétérinaire. Les systèmes d’alerte existants nous permettent de détecter d’éventuels « événements biologiques significatifs avant que le virus n’acquière une plus grande adaptation à l’homme et ne provoque d’éventuelles épidémies dans les communautés humaines vulnérables avec une propagation locale limitée », souligne Sanità Informazione.

Qu’est-ce que le coronavirus canin

Le coronavirus canin – comme son nom l’indique – appartient également à la famille des virus. Il est connu sous le nom de CCoV et est présent chez les chiens, chez lesquels il provoque principalement des troubles gastro-intestinaux. Malgré ce que son nom pourrait laisser penser et malgré le fait qu’il appartient à la même famille que le Sars-Cov2, il n’est cependant pas responsable du Covid-19. Jusqu’à présent, des cas de pneumonie et d’hospitalisations attribués au coronavirus canin ont également été enregistrés chez l’homme. Certains épisodes peuvent notamment être attribués à des souches identifiées par des chercheurs américains et asiatiques chez des patients présentant des symptômes respiratoires.

Le danger de la circulation mondiale

Le fait précisément que les souches aient été trouvées aux États-Unis et dans certains pays asiatiques suggère qu’il y a eu (et il y a) une circulation du coronavirus canin entre différentes régions du monde, confortant la thèse d’une éventuelle future pandémie mondiale, si le virus se renforce. D’où l’importance de l’appel lancé par les experts pour mettre en place des systèmes de surveillance : pour intercepter le virus et ses éventuelles modifications génétiques, il faut en effet des tests spécifiques, qui ne sont cependant pas effectués régulièrement, de sorte que les éventuelles infections peuvent ne pas être reconnues comme telles et attribuées à d’autres causes. De plus, ces facteurs rendent difficile l’estimation de la propagation réelle du coronavirus canin, afin de pouvoir évaluer sa dangerosité concrète.

Renforcer la prévention

La seule façon d’éviter un scénario de nouvelles pandémies dues à des virus d’origine animale reste donc la prévention. Une surveillance accrue dans les exploitations agricoles, surtout si elle est intensive, l’intégration et le partage de bases de données vétérinaires et humaines, ainsi qu’une communication rapide et transparente entre les scientifiques sont considérées comme les seules armes contre les futures pandémies, ainsi que le développement de tests fiables et précoces. Tout en évitant les formes d’alarmisme, l’espoir est de « se préparer », comme le souligne Sanità Informazione, ce qui « ne signifie pas prédire une catastrophe, mais réduire l’incertitude. Avec la surveillance, la recherche et la coopération internationale, le risque que ces virus surprennent les systèmes de santé peut être contenu grâce à une planification préventive continue et adéquate ».