Il est clair que les fruits et légumes sont la pierre angulaire du régime méditerranéen et contribuent à notre bonne santé. Tout comme il est désormais clair que pour ceux qui présentent un risque cardiovasculaire, sont sur la voie du diabète de type 2 et ont de toute façon tendance à être en surpoids, l’alimentation post-excès de vacances doit privilégier fortement les aliments riches en fibres et pauvres en calories et en graisses, comme les légumes.
Mais soyez prudent. Si l’infection saisonnière classique est présente, et pas seulement de nature virale comme c’est le cas avec la grippe ou le virus respiratoire syncytial ou RSV, l’alimentation doit être légère et riche en vitamines, mais sans exagérer la consommation d’aliments riches en fructose. Rappelons également que ce sucre est parfois utilisé pour rendre les aliments et les boissons plus sucrés. Cette indication, valable pour tous, apparaît encore plus importante pour ceux qui souffrent de diabète ou de stéatose hépatique, c’est-à-dire le foie « gras » classique. C’est ce que révèle une recherche expérimentale publiée dans Redox Biology, coordonnée par Ina Bergheim de l’Université de Vienne.
Réponse anormale à l’inflammation
Ceux qui ont tendance à consommer trop de fructose (n’oubliez pas qu’il est également présent comme édulcorant, même s’il se trouve généralement dans les fruits – notamment les bananes, les pommes et les poires et dans les légumes comme les carottes ainsi que le miel) risquent d’avoir une réaction inflammatoire excessive. Cette réponse peut devenir préjudiciable au bien-être, même si l’inflammation est un mécanisme de défense de l’organisme après une infection virale et au-delà.
Selon les recherches, en effet, ce nutriment agirait sur les récepteurs inflammatoires des cellules immunitaires, les rendant plus sensibles aux toxines bactériennes. L’étude a notamment démontré pour la première fois que les monocytes, en particulier les globules blancs circulants, réagissent plus intensément aux toxines bactériennes après avoir pris du fructose. Malheureusement, cette réaction est plus nocive que protectrice.
Les chercheurs ont découvert que les niveaux de récepteurs qui reconnaissent les toxines bactériennes augmentent, ce qui rend le corps plus vulnérable à l’inflammation.
L’étude était basée sur deux études menées sur des adultes en bonne santé, comparant la réponse immunitaire après avoir bu des boissons sucrées au fructose avec celle après avoir bu des boissons sucrées au glucose. Les résultats obtenus mettent en évidence comment l’apport de fructose, par rapport au glucose, conduirait à des concentrations plus élevées d’un récepteur spécifique présent sur les monocytes (Toll-like 2).
Celui-ci aurait un rôle clé dans le contrôle de la réaction du système immunitaire et de la réponse inflammatoire qui, si le récepteur grandit, a tendance à se développer. En bref : même des composants alimentaires individuels comme le fructose peuvent influencer le système immunitaire. Mais l’étude montre surtout comment une consommation élevée de fructose concentré au fil du temps chez des personnes en bonne santé peut affecter le système immunitaire et augmenter l’inflammation.
Qui doit prêter plus d’attention
Ces preuves soulignent une fois de plus à quel point et comment il est nécessaire de prêter attention aux excès de consommation d’aliments spécifiques. L’avertissement des experts est de poursuivre les investigations dans ce domaine. Selon les chercheurs, les futures études devraient examiner dans quelle mesure une consommation élevée de fructose à long terme peut affecter la fonction immunitaire et le risque d’infections.
Évidemment, à partir de l’état de santé de chaque sujet. Une plus grande attention est nécessaire chez ceux qui présentent certains problèmes, tels que le diabète sucré de type II ou la stéatose hépatique, associés à des dysfonctionnements métaboliques.
Le sucre, en particulier le fructose présent dans les boissons sucrées et les sucreries, est soupçonné depuis longtemps d’augmenter le risque de développer des maladies métaboliques, voire d’agir sur l’inflammation. L’excès de fructose, surtout s’il n’est pas métabolisé correctement par l’intestin, peut atteindre le foie et le système circulatoire, déclenchant des processus inflammatoires qui augmentent le risque de maladies chroniques.
Il suffit de penser au foie : lorsque la concentration en fructose dépasse la capacité métabolique de l’organe, elle peut favoriser l’accumulation de graisses qui, d’une certaine manière, conduit à une éventuelle évolution vers une inflammation chronique. Pas seulement ça. L’excès de fructose qui atteint l’intestin peut altérer le microbiote, avec une action supplémentaire sur le bien-être de l’organisme. Que faire, en conclusion ? On rappelle de limiter la consommation de sucres ajoutés, en plus de ceux déjà présents dans les aliments. Et surtout on apprend à lire les étiquettes, en évitant les excès de boissons sucrées et sucrées, qui peuvent contenir du fructose en raison de son action édulcorante.